Pourquoi tu doute de ce que tu ressens
Tu ressens quelque chose.
Ce n’est pas spectaculaire.
Ce n’est pas forcément clair.
Mais c’est là.
Une sensation discrète.
Un léger inconfort.
Ou au contraire, une évidence douce.
Puis presque immédiatement, une autre voix arrive.
Elle demande des preuves.
Elle analyse.
Elle questionne.
Et très vite, le doute s’installe.
Tu te demandes si tu te trompes.
Si tu interprètes mal.
Si tu exagères.
Alors tu ignores ce que tu avais ressenti au départ.
Non pas parce que ce n’était pas réel.
Mais parce que tu as appris à ne pas lui faire confiance.
Le doute n’est pas naturel, il est appris
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le doute de ses ressentis n’est pas inné.
Il s’installe progressivement.
Il naît dans les moments où ce que tu ressens est remis en question.
Quand tu es enfant et que tu dis :
“Je ne me sens pas bien avec cette personne.”
Et qu’on te répond :
“Tu te fais des idées.”
Quand tu exprimes une émotion et que l’on minimise ton ressenti.
Quand tu perçois quelque chose que les autres ne semblent pas voir.
Petit à petit, un message implicite s’inscrit :
Ce que tu ressens n’est pas fiable.
Alors, pour rester en sécurité, pour rester acceptée, tu apprends à faire confiance à l’extérieur plutôt qu’à toi.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une adaptation.
Nous avons été conditionnées à privilégier le mental
Nous vivons dans une société qui valorise ce qui est visible, mesurable, explicable.
La logique est considérée comme fiable.
Le ressenti est considéré comme incertain.
On nous apprend à réfléchir.
À analyser.
À rationaliser.
Mais rarement à ressentir.
Et encore moins à faire confiance à ce que nous ressentons sans pouvoir l’expliquer.
Alors le mental devient le guide principal.
Il cherche à comprendre avant d’autoriser.
Il demande des garanties avant d’agir.
Ce mécanisme est utile.
Mais lorsqu’il prend toute la place, il coupe l’accès à une autre forme d’intelligence.
L’intelligence intuitive.
Le doute est souvent une forme de protection
Douter de ce que tu ressens est parfois une manière de rester en sécurité.
Car écouter son intuition implique des conséquences.
Cela peut signifier :
Reconnaître qu’une situation ne te convient plus.
Admettre qu’une relation t’épuise.
Accepter qu’un chemin n’est plus aligné.
Et ces prises de conscience peuvent amener des changements.
Alors le mental intervient pour maintenir l’équilibre existant.
Il minimise.
Il explique.
Il rassure.
Il préfère l’inconfort connu à l’inconnu.
Ce n’est pas ton ennemi.
C’est un protecteur.
Mais il ne doit pas devenir une prison.
Le doute s’installe lorsque tu te déconnectes de ton corps
L’intuition passe par le corps.
Elle se manifeste par des sensations simples :
Une contraction.
Une ouverture.
Une lourdeur.
Une légèreté.
Mais lorsque tu es constamment dans le mental, ces signaux deviennent plus difficiles à percevoir.
Tu es dans l’anticipation.
Dans l’analyse.
Dans la projection.
Tu es ailleurs que dans le moment présent.
Et l’intuition, elle, ne parle que dans le présent.
Revenir au corps, c’est revenir à cette lecture directe.
Sans filtre.
Sans interprétation immédiate.
Tu as peut-être appris à te faire plus confiance aux autres qu’à toi-même
Beaucoup de femmes ont appris à chercher la validation extérieure.
Demander des avis.
Chercher des confirmations.
Attendre l’approbation.
Non pas par manque de capacité.
Mais parce que leur perception intérieure n’a pas été reconnue.
Alors elles apprennent à s’appuyer sur des repères extérieurs.
Cela peut sembler rassurant.
Mais à long terme, cela affaiblit la relation à soi.
Car plus tu cherches des réponses à l’extérieur, moins tu écoutes celles qui émergent à l’intérieur.
Le doute n’est pas toujours un signe que tu te trompes
Paradoxalement, le doute apparaît souvent juste après une perception intuitive claire.
Comme une seconde couche.
La première sensation est directe.
La seconde est mentale.
Elle questionne la première.
Mais la clarté intuitive, elle, ne s’impose pas.
Elle est calme.
Elle ne cherche pas à convaincre.
Elle est simplement là.
Apprendre à reconnaître cette différence est essentiel.
L’intuition est silencieuse.
Le doute est bruyant.
La confiance intérieure se reconstruit progressivement
Tu n’as pas besoin d’éliminer le doute.
Tu peux simplement commencer à observer.
Observer ce que tu ressens, avant que le mental n’intervienne.
Observer les moments où ton intuition était juste.
Observer les moments où tu l’as ignorée.
Sans jugement.
Sans reproche.
Juste avec présence.
La confiance intérieure ne revient pas par la force.
Elle revient par l’écoute.
La femme intuitive n’est pas une femme qui ne doute jamais
C’est une femme qui reconnaît son doute, sans lui abandonner son pouvoir.
Elle entend la voix du mental.
Mais elle n’oublie pas la voix du corps.
Elle ne cherche plus à se convaincre contre elle-même.
Elle s’autorise à ressentir.
Même lorsque ce n’est pas confortable.
Car elle comprend que sa perception est une boussole.
Pas une faiblesse.
Lecture du corps — Signature Katéwa
Le doute crée du bruit.
L’intuition crée du silence.
Lorsque tu es face à un choix, observe ton corps.
Pas ce que tu penses.
Ce que tu ressens.
Le corps ne cherche pas à expliquer.
Il indique.
Il oriente.
Il sait, bien avant que tu comprennes pourquoi.
Micro-invitation
Aujourd’hui, remarque un moment où tu demandes un avis extérieur.
Puis prends une pause.
Et demande toi d’abord :
Qu’est-ce que je ressens, moi ?
Sans chercher la bonne réponse.
Juste pour réapprendre à t’écouter.
Tu n’as jamais cessé de savoir.
Tu as seulement appris à douter de ce que tu savais.
Et peut-être que revenir à toi ne consiste pas à trouver de nouvelles réponses.
Mais à recommencer à faire confiance à celles qui sont déjà là.
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2 jours
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