une femme apaiser avec la main sur son coeur lumineux
Corps & Féminin

Apaiser sans effacer, vivre avec sa sensibilité

Il y a souvent un moment où l’on se demande :

« Pourquoi je ressens tout aussi fort ? »

Pourquoi certaines paroles restent.

Pourquoi certaines ambiances épuisent.

Pourquoi certaines émotions traversent plus profondément que chez les autres.

Dans un monde qui valorise la maîtrise, la rapidité et la constance, la sensibilité peut sembler être un poids.

Quelque chose qu’il faudrait atténuer.

Corriger.

Durcir.

Alors, inconsciemment, beaucoup cherchent à s’apaiser en essayant de devenir moins sensibles.

Moins réactives.

Moins touchées.

Moins ouvertes.

Mais l’apaisement ne vient pas de l’effacement.

Il vient de la relation que vous créez avec ce que vous ressentez.

La sensibilité n’est pas une faiblesse, c’est une capacité de perception

La sensibilité est souvent mal comprise.

Elle n’est pas une fragilité.

Elle est une capacité à percevoir finement.

À ressentir les nuances.

À capter les variations.

À sentir ce qui est aligné et ce qui ne l’est pas.

Le corps sensible est un corps attentif.

Il capte les signaux subtils, souvent avant le mental.

Ce qui peut parfois donner l’impression d’être « trop ».

Trop émotive.

Trop réactive.

Trop affectée.

Mais cette sensibilité n’est pas une erreur.

C’est une intelligence.

Une intelligence corporelle.

Pourquoi essayer de s’endurcir crée plus de tension

Beaucoup de personnes sensibles développent des stratégies pour se protéger.

Se fermer.

Se couper.

Se distraire.

Se contrôler.

Sur le moment, cela peut donner une impression de stabilité.

Mais cette stabilité est souvent une immobilisation.

Pas un apaisement réel.

Car la sensibilité ne disparaît pas.

Elle se met simplement en attente.

Le corps reste vigilant.

En tension.

Apaiser ne consiste pas à supprimer ce que vous ressentez.

Apaiser consiste à créer suffisamment de sécurité intérieure pour que ce que vous ressentez puisse circuler sans vous submerger.

La différence entre apaiser et supprimer

Supprimer, c’est refuser l’expérience.

Apaiser, c’est accompagner l’expérience.

Supprimer crée une contraction.

Apaiser crée une détente.

Lorsque vous essayez de supprimer une émotion, le corps résiste.

Lorsque vous l’apaisez, le corps coopère.

L’apaisement ne vient pas de l’absence d’émotion.

Il vient de la capacité à rester présente pendant qu’elle traverse.

C’est cette présence qui régule le système intérieur.

Le corps sensible a besoin de sécurité, pas de correction

Un corps sensible n’a pas besoin d’être corrigé.

Il a besoin d’être sécurisé.

La sécurité ne vient pas du contrôle.

Elle vient de la relation que vous entretenez avec vous-même.

Lorsque vous cessez de vous juger pour ce que vous ressentez, le corps se détend.

Lorsque vous cessez de vous forcer à être différente, le système nerveux s’apaise.

Lorsque vous cessez de lutter contre votre propre nature, l’énergie circule différemment.

Vous ne devenez pas moins sensible.

Vous devenez plus stable dans votre sensibilité.

La stabilité émotionnelle ne vient pas de la fermeture

Beaucoup pensent que pour être stables, il faut ressentir moins.

Mais la stabilité ne vient pas de la fermeture.

Elle vient de la capacité à rester ouverte sans se perdre.

C’est une différence subtile mais essentielle.

Une personne stable émotionnellement n’est pas une personne qui ne ressent rien.

C’est une personne qui peut ressentir sans se rejeter.

Sans se juger.

Sans se quitter intérieurement.

Cette stabilité se construit dans la relation.

Pas dans le contrôle.

Honorer sa sensibilité change profondément l’expérience intérieure

Lorsque vous cessez de voir votre sensibilité comme un problème, quelque chose change.

Le corps cesse de se défendre contre lui-même.

Une forme de confiance apparaît.

Vous n’êtes plus en lutte.

Vous êtes en alliance.

Votre sensibilité devient une boussole.

Elle vous informe :

de ce qui est juste,

de ce qui ne l’est plus,

de ce qui vous nourrit,

de ce qui vous épuise.

Elle devient une forme de guidance intérieure.

Vous n’avez pas besoin de devenir moins sensible pour être apaisée

C’est peut-être la chose la plus importante à comprendre.

Vous n’avez pas besoin de devenir moins sensible.

Vous avez seulement besoin d’apprendre à rester avec vous-même lorsque vous ressentez.

L’apaisement ne vient pas d’une transformation radicale.

Il vient de micro relations répétées avec vous-même.

Des moments où vous restez présente.

Des moments où vous ne vous abandonnez pas intérieurement.

Des moments où vous choisissez de ne pas vous juger.

C’est dans ces moments que le système intérieur apprend qu’il est en sécurité.

Et c’est là que l’apaisement devient possible.

Lecture du corps — signature Katéwa

Votre sensibilité n’est pas un excès.

C’est une capacité.

Elle n’a pas besoin d’être effacée.

Elle a besoin d’être honorée.

L’apaisement naît lorsque vous cessez de lutter contre ce que vous êtes.

Micro-invitation — vivre avec sa sensibilité

Aujourd’hui, observez un moment où vous ressentez quelque chose intensément.

Au lieu de vous demander comment arrêter de ressentir,

demandez-vous simplement :

« Comment puis-je rester avec moi-même dans ce moment ? »

Sans corriger.

Sans durcir.

Sans fuir.

Juste rester.

C’est souvent là que l’apaisement commence.

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Votre sensibilité est une forme de présence au monde qui mérite d’être reconnue, et non effacée.

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