Racine & Spiritualité

L’intuition n’est pas un don, c’est une mémoire

Il y a des moments où tu sais.

Sans preuve.

Sans logique.

Sans explication claire.

Juste une sensation.

Un léger resserrement dans le ventre.

Une expansion douce dans la poitrine.

Une évidence silencieuse.

Et pourtant, presque immédiatement, le doute arrive.

Tu te demandes si tu inventes.

Si tu projettes.

Si tu te trompes.

Alors tu cherches à l’extérieur une confirmation de ce que tu as déjà ressenti à l’intérieur.

Mais ce que tu appelles intuition n’est pas un don réservé à certaines femmes.

C’est une mémoire.

Une mémoire ancienne.

Une mémoire corporelle.

Une mémoire qui n’a jamais disparu, mais que tu as appris à ignorer.

Nous sommes nées connectées à notre intelligence intérieure

Observe une enfant.

Avant qu’on lui apprenne à douter, elle ressent naturellement ce qui est juste ou non pour elle.

Elle sait :

  • vers qui elle se sent en sécurité
  • ce qui lui plaît ou non
  • quand elle a besoin de repos
  • quand quelque chose ne lui convient pas

Elle ne l’explique pas.

Elle le ressent.

Cette intelligence n’est pas mentale.

Elle est instinctive.

Corporelle.

Directe.

Elle ne passe pas par l’analyse.

Elle passe par la perception.

Mais en grandissant, nous apprenons progressivement à nous déconnecter de cette lecture intérieure.

Non pas parce qu’elle disparaît.

Mais parce que nous cessons de lui faire confiance.

Le moment où nous avons appris à ne plus nous écouter

Ce processus est souvent subtil.

Il commence lorsque nos ressentis sont invalidés.

Quand on nous dit :

“Tu es trop sensible.”

“Tu exagères.”

“Ce n’est rien.”

“Tu te fais des idées.”

Petit à petit, un message s’installe :

Ce que tu ressens n’est pas fiable.

Alors, pour nous adapter, nous commençons à privilégier ce qui est visible, logique, acceptable.

Nous apprenons à écouter le mental avant le corps.

À chercher des réponses à l’extérieur avant de consulter notre perception intérieure.

Ce n’est pas une faiblesse.

C’est un mécanisme d’adaptation.

Mais cette adaptation a un prix :

La perte de confiance en notre propre guidance.


L’intuition est un langage du corps

L’intuition ne parle pas avec des phrases.

Elle parle avec des sensations.

Une lourdeur.

Une légèreté.

Une tension.

Une ouverture.

Ton corps capte des informations bien avant que ton mental ne puisse les analyser.

Il perçoit :

  • l’énergie d’un lieu
  • la sécurité d’une personne
  • l’alignement d’une décision
  • le respect ou le non-respect de tes limites

Ce système est profondément intelligent.

Il s’appuie sur ton système nerveux, ton vécu, ta mémoire émotionnelle.

C’est une forme de lecture immédiate du réel.

Pas mystique.

Naturelle.

Mais dans un monde qui valorise la logique, nous avons appris à considérer ce langage comme secondaire.

Alors qu’il est fondamental.

Tu n’as pas perdu ton intuition, tu as appris à l’ignorer

Beaucoup de femmes pensent ne pas être intuitives.

Mais en réalité, elles ressentent constamment.

Elles ressentent quand quelque chose ne leur convient pas.

Quand une situation les épuise.

Quand une décision n’est pas alignée.

Mais elles ont appris à passer outre.

À se convaincre que ce n’est “rien”.

À se dire qu’elles doivent être raisonnables.

À ignorer les signaux.

Non pas par manque de capacité.

Mais par manque de sécurité intérieure pour les écouter.

Car écouter son intuition implique parfois de faire des choix différents.

De poser des limites.

De changer de direction.

Et cela peut être inconfortable.

Alors le mental prend le relais.

Il rassure.

Il explique.

Il rationalise.

Mais le corps, lui, continue de savoir.

L’intuition est une mémoire ancienne

Ton intuition ne se construit pas.

Elle se révèle.

Elle est liée à plusieurs dimensions :

Ton expérience vécue.

Ta mémoire émotionnelle.

Ton intelligence corporelle.

Ta sensibilité.

Et aussi, d’une manière plus subtile, à cette continuité invisible que tu portes.

Ce que certaines traditions appellent la mémoire des lignées.

Ce savoir profond qui ne passe pas par l’apprentissage, mais par la reconnaissance.

C’est ce moment où tu ressens :

“Je ne sais pas pourquoi, mais je sais.”

Ce savoir n’a pas besoin d’être justifié pour être valide.

Il demande simplement d’être écouté.

Le mental n’est pas l’ennemi, mais il ne doit pas être le seul guide

Le mental est précieux.

Il structure.

Il organise.

Il analyse.

Mais il ne perçoit pas tout.

Il travaille à partir du connu.

L’intuition, elle, perçoit ce qui n’est pas encore visible.

Elle capte des informations plus subtiles.

Quand le mental et l’intuition travaillent ensemble, l’équilibre se crée.

Mais lorsque le mental prend toute la place, la connexion intérieure s’affaiblit.

Tu peux alors te sentir perdue.

Non pas parce que tu ne sais pas.

Mais parce que tu n’écoutes plus ce que tu sais déjà.

Revenir à son intuition est un processus de réapprentissage

Il ne s’agit pas de développer quelque chose de nouveau.

Il s’agit de réapprendre à écouter.

Cela commence par des choses simples.

Remarquer ce que ton corps ressent.

Observer :

Qu’est-ce qui t’apaise ?

Qu’est-ce qui te contracte ?

Qu’est-ce qui t’épuise ?

Qu’est-ce qui te nourrit ?

Sans chercher immédiatement à expliquer.

Juste observer.

Petit à petit, la confiance revient.

Non pas comme une certitude absolue.

Mais comme une relation qui se reconstruit.

Une relation avec toi-même.

La femme intuitive n’est pas une femme qui sait tout

C’est une femme qui s’écoute.

Une femme qui reconnaît ses ressentis.

Une femme qui ne cherche plus à se convaincre contre elle-même.

Elle peut encore douter.

Mais elle ne s’abandonne plus.

Elle revient à elle.

Encore et encore.

Car elle comprend que sa sagesse n’est pas extérieure.

Elle est déjà là.

Silencieuse.

Stable.

Disponible.

Elle attend simplement d’être reconnue.

Lecture du corps — Signature Katéwa

Parfois, l’intuition ne crie pas.

Elle murmure.

Elle se manifeste dans ce moment où quelque chose en toi se ferme légèrement.

Ou au contraire, s’ouvre sans effort.

Ce langage est discret.

Mais il est constant.

Plus tu lui offres de l’espace, plus il devient clair.

Il ne t’éloigne pas de toi.

Il te ramène.

Micro-invitation

Aujourd’hui, observe un seul moment.

Un moment simple.

Une décision ordinaire.

Et demande toi :

Qu’est-ce que mon corps ressent, avant que mon mental n’intervienne ?

Sans analyser.

Sans corriger.

Juste ressentir.

C’est ainsi que la mémoire commence à revenir.

Ton intuition n’est pas quelque chose que tu dois trouver.

C’est quelque chose que tu peux choisir de ne plus ignorer.

Et peut-être que ton chemin ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre.

Mais simplement à redevenir celle qui a toujours su.

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