Corps & Féminin

Quand le corp exprime ce que les mots n’ont pas dit

Il y a des moments où le corps parle plus fort que les mots.

Sans prévenir, une fatigue s’installe.

Une tension apparaît dans la poitrine.

Une gorge se serre sans raison visible.

Et immédiatement, une question surgit :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

Alors, on cherche une cause logique.

On pense au stress.

Au manque de sommeil.

À la charge mentale.

Parfois, ces explications sont justes.

Mais parfois, elles ne racontent qu’une partie de l’histoire.

Parce que le corps ne réagit pas seulement au présent.

Il réagit aussi à ce qui n’a jamais pu être exprimé.

Le corps ne ment pas, il exprime

Le mental peut ignorer, minimiser, rationaliser.

Le corps, lui, ne sait pas faire semblant.

Il exprime ce qui est là.

Même lorsque les mots n’existent pas.

Même lorsque la conscience n’a pas encore reconnu ce qui se joue.

C’est pour cela que certaines sensations apparaissent sans explication immédiate :

  • un poids dans le ventre,
  • une sensation d’oppression,
  • une fatigue profonde,
  • une agitation intérieure,
  • une sensation de fermeture.

Ce ne sont pas des anomalies.

Ce sont des expressions.

Le corps devient le lieu où ce qui n’a pas été dit trouve enfin un passage.

Non pas pour créer de la souffrance.

Mais pour permettre un mouvement.

Quand les émotions n’ont pas eu l’espace d’exister

Nous avons tous vécu des moments où ressentir pleinement n’était pas possible.

Des moments où il fallait :

continuer,

rester forte,

ne pas craquer,

ne pas déranger,

ne pas montrer.

Alors, l’émotion s’est mise en attente.

Non pas parce qu’elle a disparu.

Mais parce qu’elle n’avait pas d’espace.

Le corps, dans sa sagesse, l’a conservée.

Pas comme un poids inutile.

Mais comme une information incomplète.

Une émotion est un mouvement.

Lorsqu’elle ne peut pas se terminer, elle reste suspendue.

Et le corps devient le lieu où ce mouvement attend de reprendre.

La mémoire du corps est vivante

Le corps n’est pas seulement une structure physique.

Il est aussi un espace de mémoire.

Il enregistre :

  • les expériences,
  • les émotions,
  • les états intérieurs.

C’est pour cela que certaines situations actuelles peuvent réactiver des sensations anciennes.

Sans que l’on comprenne pourquoi.

Une situation anodine peut réveiller une émotion disproportionnée.

Non pas parce que la situation est intense.

Mais parce qu’elle touche une mémoire déjà présente.

Le corps reconnaît.

Avant même que le mental comprenne.

Ce n’est pas une faiblesse.

C’est une continuité.

Les sensations sont un langage, pas un dysfonctionnement

Nous avons appris à voir les inconforts corporels comme des problèmes à résoudre.

Quelque chose qu’il faudrait corriger rapidement.

Faire disparaître.

Mais toutes les sensations ne sont pas des dysfonctionnements.

Certaines sont des messages.

Pas des messages à analyser immédiatement.

Des messages à ressentir.

Une tension peut être une retenue.

Une fatigue peut être une saturation.

Une agitation peut être une émotion en mouvement.

Le corps ne cherche pas à nous bloquer.

Il cherche à rétablir une circulation.

Ce qui n’a pas été exprimé cherche un espace sûr

Une émotion n’a besoin que de deux choses pour se libérer :

de la sécurité,

et de la présence.

Lorsque ces deux éléments sont là, le corps peut relâcher.

Pas par effort.

Par autorisation.

C’est souvent dans les moments de calme que certaines émotions remontent.

Pas parce que quelque chose ne va pas.

Mais parce que, enfin, le corps se sent suffisamment en sécurité pour relâcher.

C’est pour cela que certaines émotions apparaissent lorsque la vie devient plus stable.

Le corps rattrape ce qui a été mis en pause.

Il ne crée rien de nouveau.

Il termine ce qui était resté ouvert.

Il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour que le corps s’apaise

Nous pensons souvent que comprendre est indispensable pour libérer.

Mais le corps fonctionne différemment.

Il a besoin d’être ressenti, pas analysé.

Lorsqu’une sensation apparaît, le réflexe est souvent de vouloir la faire disparaître.

Se distraire.

Se tendre.

Se fermer.

Mais parfois, le mouvement le plus apaisant est le plus simple :

rester.

Sentir.

Respirer.

Sans chercher à accélérer le processus.

Sans chercher à le contrôler.

Le corps sait relâcher.

Lorsqu’il ne se sent plus contraint.

Revenir dans une relation d’écoute avec son corps

Votre corps n’est pas contre vous.

Il est avec vous.

Chaque sensation est une tentative de communication.

Pas une erreur.

Pas une défaillance.

Une communication.

Revenir à l’écoute du corps, ce n’est pas devenir hypervigilante.

C’est devenir disponible.

Disponible à ce qui se vit.

Disponible à ce qui se transforme.

Disponible à ce qui se libère.

Le corps ne demande pas la perfection.

Il demande la présence.

Et dans cette présence, quelque chose change.

Pas forcément immédiatement.

Mais profondément.


Lecture du corps — signature Katéwa

Votre corps exprime ce que vos mots n’ont pas toujours pu dire.

Pas pour vous fragiliser.

Pour vous libérer.

Chaque sensation est un passage.

Chaque émotion est un mouvement.

Votre corps ne vous retient pas dans le passé.

Il vous aide à revenir à vous.


Micro-invitation — revenir dans le ressenti

Aujourd’hui, si une sensation apparaît dans votre corps :

Avant de chercher à la faire disparaître, prenez un instant.

Posez votre attention à cet endroit.

Respirez.

Sans analyser.

Sans corriger.

Sans juger.

Juste ressentir.

Parfois, le corps n’a pas besoin que vous fassiez plus.

Il a seulement besoin que vous soyez là.

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Votre expérience participe à rendre visible ce langage silencieux que le corps utilise pour nous ramener à nous-mêmes.

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